Peintre — Bry-sur-Marne
1949 — 2026
Plus de cinquante ans de peinture, deux cent cinquante-huit tableaux, et un cahier vert où chacun d'eux est inscrit de sa main.
Peintre autodidacte, Jean-Jacques Sélamme (1949–2026) a peint pendant plus de cinquante ans. Il laisse 258 tableaux inscrits de sa main dans un inventaire manuscrit, présentés en galerie à Paris et à Tokyo, acquis par des collectionneurs de plusieurs pays et récompensés par dix distinctions, dont la Coupe de la Ville de Paris (1990).
Attiré par la peinture dès l'enfance, il développe seul un style personnel immédiatement reconnaissable : une figuration précise et lumineuse, aux aplats maîtrisés, qui capte la beauté tranquille des paysages européens, des jardins, des villes et des saisons. Son œuvre a souvent été rapprochée de l'art naïf sans s'y réduire — il y a dans ses toiles une géométrie secrète, une poésie de la lumière et du silence qui lui appartient.
Lui-même définissait sa manière en deux mots : « naïf, hyperréalisme poétique ». Il se réclamait des grands paysagistes du Nord et de l'Europe centrale — Caspar David Friedrich, Salomon van Ruysdael, Johan Christian Dahl, Ferdinand Waldmüller — et peignait exclusivement à l'acrylique, sur toile puis sur carton.
Peintre autodidacte, il n'a jamais cessé de peindre. Son atelier, à Bry-sur-Marne, était à la fois son refuge et son laboratoire. Il y travaillait avec rigueur, photographiant chaque œuvre achevée et l'inscrivant dans son inventaire manuscrit.
Il a peint jusqu'à la fin de sa vie, avec la même exigence et le même amour du monde visible. Son inventaire s'achève sur Le pont antique, noté de sa main « 258e tableau peint », dans les pages de 2024-2025.
Chaque œuvre est reproduite à la proportion exacte de son châssis, mesuré au centimètre, et redressée d'après les quatre coins de la toile. Titres, supports et dimensions sont ceux de l'inventaire manuscrit de l'artiste.
Jean-Jacques Sélamme a constitué, toute sa vie durant, l'inventaire manuscrit de l'intégralité de sa production. Page après page, dans un cahier vert à couverture rigide, il a collé la photographie de chaque tableau achevé et l'a numéroté, jusqu'au deux cent cinquante-huitième.
Pour chaque tableau, il notait le titre, le format, la technique, le contexte de création, les salons et galeries, les distinctions obtenues, puis la vente — l'acheteur, la date, parfois le prix. C'est à la fois une archive artistique et le journal d'un homme qui a fait de la peinture sa raison d'être.
Une partie des toiles de Jean-Jacques Sélamme est aujourd'hui proposée à la vente par son fils et unique héritier, dans le respect des dernières volontés de l'artiste : que son œuvre continue d'exister et de circuler.
Pour toute demande de renseignement, de provenance ou d'acquisition, écrivez-moi. Chaque tableau est accompagné de sa fiche d'inventaire d'origine.
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